Géographie : les roms dans l’union européenne.

Les adultes sont massivement analphabètes, à commencer par les femmes, ce qui pose de sérieux problèmes concernant l’accès à la formation professionnelle et à celui de l’emploi. Le plus souvent, les conditions de logement des Roms, qu’ils soient sédentaires ou qu’ils aient un mode de vie itinérant ou semi-itinérant, sont déplorables. On constate par exemple, dans la plupart des pays européens,une augmentation de la ségrégation physique des Roms. Retranché à la périphérie des villes, parfois dans de véritables bidonvilles, un nombre croissant d’entre eux vit dans des conditions sanitaires inadmissibles. Évidemment, la ségrégation physique des Roms aggrave leur marginalisation ; ils sont de fait exclus de l’accès aux services publics, de santé et d’enseignement. Corollaire à cetteévolution, on constate également que le nombre d’expulsions forcées des Roms de leurs logements ou de leurs terres a considérablement augmenté ces dernières années. Des expulsions qui, selon le Commissaire européen aux droits de l’Homme, « violent les normes des droits de l’homme, en particulier pour ce qui est du droit à un logement décent et à la vie privée, des garanties procédurales et des recoursdisponibles. » De nombreuses autres pratiques discriminatoires existent à l’image du refus de certaines municipalités d’accorder eau courante, électricité, égout, toilettes et collecte d’ordures à des Roms sur des terrains dont ils sont parfois même propriétaires. En général, ils vivent dans des caravanes, des voitures, ou même parfois dans des bidonvilles, car ils n‘ont pas assez d‘argent pourpouvoir habiter un logement convenable. Ils vivent dans la misère, dans des logements précaires. Partout où ils tentent de s’installer avec leurs voitures ils sont expulsés, ils sont obliger d’aller de squat en squat . De plus, sans logement, il leur est difficile de trouver un travail. Cette difficulté est accentuée par le fait qu’ils ont peu d’éducation et généralement aucun diplôme.

I) L’écoleest alors perçue comme un élément perturbateur à l’éducation familiale.
Si certaines familles roms sont réticentes à envoyer leurs enfants à l’école, c’est devant la crainte de la disparition de leur identité culturelle, notamment quand celle-ci n’est pas reconnue et que l’institution scolaire vise à assimiler les élèves à une autre culture. Les parents qui l’ont fréquentée en gardent souvent unmauvais souvenir et hésitent alors à y envoyer leurs enfants.. Ainsi, les enfants tsiganes développent une attitude d’opposition par rapport à l’institution scolaire. L’école va valoriser par ailleurs certaines aptitudes et attitudes pour lesquelles ils ne sont pas préparés, se baser sur des structures linguistiques qui leurs sont le plus souvent étrangères, voire les considérer comme des inadaptésmentaux. Pourtant, quand l’institution scolaire fait l’effort de s’adapter à ces publics-élèves singuliers, elle peut devenir un moyen d’ouverture sur le monde extérieur.
Jusqu’à la puberté, les familles et les enfants roms ne sont généralement pas opposés à une scolarisation, celle-ci permettant d’acquérir des connaissances de base, notamment savoir lire et écrire. Même si la majorité desadultes demeurent analphabètes ou illettrés, ils sont conscients de la nécessité pour les jeunes d’apprendre à lire et à écrire, d’être scolarisés afin d’acquérir certains apprentissages indispensables.
Les enseignants ne voient pas la culture rom de manière positive. Les adultes ont compris que l’analphabétisme devenait handicapant dans un environnement ou l’écrit et son usage sont devenus unebanalité indispensable. La scolarisation représente un moyen d’être autonome pour les Roms. La transformation des conditions d’existence et d’exercice des activités professionnelles des Roms stimule leur volonté de scolariser leurs enfants.
L’accès à l’éducation des Roms demeure faible : deux enfants roms sur cinq ne fréquentent pas l’école primaire (un sur vingt pour les groupes majoritaires),…