La princesse de clèves- la rencontre amoureuse

Fiche sur le Roman : La princesse de Clèves, Mme de La Fayette

La Princesse de Clèves est un roman considéré comme « un roman moderne » parce qu’il rompt avec les conventions du roman baroque. Il a été écrit par Madame de La Fayette en 1678, mais attribué à elle qu’en 1780. Elle dresse une peinture de la vie à la cour d’Henri II (Renaissance) en s’intéressant particulièrement au destintragique d’une femme de la noblesse, la princesse de Clèves, qui renonce à son amour pour rester fidèle à son mari et à la morale. Après avoir dressé rapidement un tableau historique, Mme de La Fayette présente aux lecteurs une large palette de personnages importants dont le Duc de Nemours. Dans cet extrait, la princesse vient d’épouser le Prince de Clèves. Lorsqu’un bal est donné pour célébrer lesfiançailles de Claude de France, fille du roi, la princesse de Clèves y fera la rencontre du Duc de Nemours. La rencontre entre la Princesse de Clèves et le Duc de Nemours est pour le lecteur un événement attendu et retardé par des péripéties romanesques, le texte a donc ménagé un certain suspens, en différant la rencontre de ces deux êtres exceptionnels.
Nous verrons en quoi cette scène de rencontreclassique évoque un coup de foudre qui annonce d’emblée la destinée tragique des deux personnages.

Pour cela on étudiera l’importance accordée au voir dans ce texte avant de montrer la passion fatale qui unit les personnages.

Nous nous attacherons à montrer la singularité de ce coup de foudre, maintenant partagé, d’abord par l’observation des moeurs de la cour puis par l’analyse del’importance du regard et nous conclurons sur la fatalité de la passion (? univers pessimiste de Mme de la Fayette).

CCL :
Le récit de cet événement tant attendu allie à la fois un intérêt dramatique puisque la Princesse de Clèves découvre pour la première fois l’amour, mais en même temps un élément tragique puisque étant nouvellement mariée, elle n’est plus libre de son sort. On a également unedimension psychologique avec le finesse de l’analyse de la reine Dauphine et des gens de cours qui semble lire dans les pensées des personnages. Cette finesse de l’analyse est mise en évidence comme un aveu de responsabilité ? c’est ainsi que la véritable intrigue commence avec la mise en place d’un personnage hors du commun défiant le comportement habituel des gens de la cour.

I. La peinture desmœurs de la cour / le cadre et les circonstances de la rencontre.
1. Un cadre brillant.
La scène de rencontre se passe lors d’un événement mondain de grande importance puisque ce sont les fiançailles de la seconde fille du roi, Claude de France, avec le duc de Lorraine. Ces fiançailles correspondent également à un événement historique, on peut noter que Mme de La Fayette se passionnepour l’histoire et qu’elle se documente beaucoup pour écrire ce roman. Cet événement réunit le roi Henri II, la reine Catherine de Medicis, la reine Dauphine Marie Stuart. Il se passe au Louvre, ligne 2, qui est l’un des lieux de séjour de la cour d’Henri II. C’est donc un endroit où il y a tout ce qu’il y a de mieux, le « festin » est qualifié de « royal ». C’est donc un cadre brillant qui vaaccueillir une rencontre entre deux personnes extraordinaires.

2. Le cadre reflète la cour de Louis XIV.
A la cour d’Henri II, l’amour est le sujet de conversation favorite. En présentant Mme de Chartres comme une mère attentive donnant des conseils à sa fille, Mme de La Fayette veut nous montrer que cette famille cultive une vertu particulière. Elle dit d’ailleurs « l’ambition et lagalanterie était l’âme de la cour ». La cour d’Henri II comme celui du roi soleil est ordonné autour des personnes royales qui assistent à la rencontre du duc de Nemours et la princesse de Clèves. Ligne 10 « le roi lui cria de prendre celui qui est arrivé », il faut lui obéir. De même ligne 29-30 « la reine les interrompit » Ce monde de la cour est dominé par la parole du roi et des reines auxquelles…