Etude sur l’essaimage

janvier 8, 2019 Non Par admin

MISSION D’ETUDE SUR L’ ESSAIMAGE

RAPPORT présenté par Gérard HUSSON expert auprès de la Mission Interministérielle sur les Mutations Economiques (MIME)

à Monsieur le Ministre Délégué
aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce, à l’Artisanat et aux Professions Libérales et à la Consommation

AVRIL 2004

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Résumé du rapport ROCCHI : 1/ L’essaimage commence à se diffuser endehors des plans sociaux, il gagne en professionnalisme, il touche de nouveaux publics 2/ Mais il demeure un phénomène encore limité qui rencontre des obstacles importants, sa mesure exacte reste incertaine, il est encore victime d’un fort courant de scepticisme de la part des salariés et de certains syndicats, ainsi que de certaines entreprises. Son régime juridique n’est pas suffisamment attractif.3/ Il peut être encouragé à condition de transformer les mentalités car il présente de l’intérêt pour l’économie française et il peut bénéficier d’un courant porteur.

Note méthodologique : Ce rapport a été rédigé après 22 entretiens approfondis avec des entreprises essaimantes, principalement mais pas exclusivement celles qui sont membres de DIESE, et avec des professionnels de plusieurshorizons. Son auteur s’appuie sur une pratique approfondie de la fonction RH et à la tête de sociétés de conversion.

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DEFINITION L’essaimage est un ensemble de mesures et de comportements par lesquels les entreprises ( dites entreprises sources ) encouragent et facilitent la démarche de leurs salariés qui souhaitent faire évoluer leur carrière en créant ou reprenant une société, ou ens’associant à un projet de création ou de reprise.

PROPOSITION SEMANTIQUE : EXTRAPRENEURIAT L’essaimage a besoin d’une image plus positive pour optimiser sa dynamique, on pourrait utiliser une périphrase comme entrepreneuriat des salaries ou plutôt suivre la proposition de Christian FRECHIN, ancien Président de la commission essaimage du CNCE (Conseil National de la Création d’Entreprises) de l’intitulerEXTRAPRENEURIAT. Ce néologisme serait traduisible en anglais (EXTRAPRENEURSHIP), à la différence de « essaimage », en se souvenant de ce qu’il s’agit d’une pratique très liée au contexte français mais dans laquelle, selon l’OCDE, la France a une avance significative. Par ailleurs l’expression aurait la vertu de suggérer le lien avec entrepreneuriat et intrapreneuriat. Les termes extrapreneuriat etessaimage seront employés indifféremment dans ce rapport.

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SOMMAIRE INTRODUCTION
Les constatations du rapport de 1998 sont vérifiées dans leur ensemble Le phénomène est encore émergent mais divers Ses handicaps sont confirmés mais il a un gros potentiel Données chiffrées : une réalité concrète, malgré de sérieux progrès à faire dans le recueil des données

A / LES PRATIQUES, LES FREINS,LES MOTEURS
LES PRATIQUES Une professionnalisation qui progresse DES FREINS IDENTIFIES MAIS AUSSI DES MOTEURS Freins psychologiques et sociologiques surtout Moteurs : Des faits incontournables et convergents

B / DES AVANCEES RECENTES ET DES PERSPECTIVES MOBILISATRICES
DES AVANCEES En particulier législatives DES PERSPECTIVES MOBILISATRICES Dans les politiques RH Dans les stratégies desDirections Générales Dans les politiques publiques Dans l’aménagement du territoire

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CONCLUSIONS
Il faut se donner quatre priorités

• Priorité à la sensibilisation des Directions Générales et à la
communication • • • Priorité aux efforts législatifs Priorité à une meilleure connaissance statistique et au suivi du phénomène, ainsi qu’à l’organisation de la démarche Priorité à lamobilisation de tous les acteurs du développement , au niveau national et international

PROPOSITIONS

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INTRODUCTION

Les constatations du Rapport ROCCHI restent vraies, mais des évolutions positives ont eu lieu depuis sa parution, en particulier dans le domaine législatif, et on note l’unanimité des entreprises interrogées sur le potentiel de l’essaimage, sur la nécessité de conforter et…